mardi 19 avril 2011

Quelle est la faute d’orthographe la plus embarrassante au monde ?

Il y a quelques mois, je m’étais permis de taquiner Alain Lambert, l’ancien Ministre du budget nouvellement nommé à la Cour des Comptes, en lui envoyant sur Twitter cette photo prise par votre serviteur.

Je ne m’étais pas privé de demander malicieusement au nouveau Conseiller-Maître s’il rentrait dans ses nouvelles attributions de haut magistrat de pouvoir faire modifier l’énorme faute d’orthographe gravée dans le marbre et dorée à l’or fin à l’entrée de la Cour des Comptes.

Soucieux d’épargner les deniers du contribuable, Alain Lambert m’avait d’ailleurs répondu en riant qu’il serait probablement moins couteux de demander à l’Académie française d’autoriser cette orthographe dans une prochaine édition du dictionnaire. J’imagine depuis le supplice de devoir passer tous les matins devant une faute d’orthographe gravée dans le marbre, au sens propre.

En me remémorant récemment cette anecdote, mes neurones joueurs n’avaient probablement pas d’autres desseins que de vous inviter à poursuivre cette petite réflexion : connaissez-vous d’autres exemples de fautes d’orthographe gênantes ? Quelle pourrait bien être la faute d’orthographe la plus embarrassante au monde ?

Voici donc trois petits exemples glanés de-ci de-là. Si vous en connaissez d’autres, je vous invite à les partager !
  • En 2007, sur un bulletin de vote du Modem figurait une petite faute d’orthographe sur le nom d’une candidate. Rien de grave, me direz-vous. Erreur. La commission électorale invalida le bulletin, obligeant le jeune parti à faire réimprimer... 3 millions d’exemplaires.
  • En 2010, l’actrice Julia Louis-Dreyfus se vit honorée par une étoile sur le célèbre Walk of Fame, à Hollywood. Quelques heures avant l’inauguration, on remarqua que les maçons avaient écorché son nom de famille, oubliant le « o » de Louis.
  • En 2009, le graveur chilien Pedro Urzua Lizana grava une nouvelle pièce chilienne de 50 pesos. Malheureusement, on ne se rendit compte de sa petite faute d’orthographe qu’après qu’un million et demi de pièces eurent été frappées et éparpillées dans la nature. Sur la pièce, un « i » avait remplacé un « l », et l’on pouvait lire « Chiie » au lieu de « Chile ».

7 commentaires:

  1. La " grosseur " d'une faute d'orthographe dépend donc généralement du contexte plus que de ça nature même. L'embarras suscité se veut inversement proportionnel à l'auguste respectabilité de l'endroit où son occurrence se produit.

    Une faute dans le journal de Mickey n'a pas le même poids que dans le bulletin officiel.

    J'ai conscience d'être à moitié hors sujet.

    ps : je suis certainement aveugle, mais la faute gravée dans le marbre m'a échappé. [!]

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  2. Cher Mister K,

    Vous n'êtes pas du tout hors sujet, c'est une remarque tout à fait pertinente : il semble bien en effet que la grosseur de la faute ait moins d'importance que le support sur lequel elle a été commise. En poussant le raisonnement un peu plus loin, on peut se demander si l'embarras d'une faute n'est pas directement proportionnel à son "indélébilité" (en d'autres termes à la possibilité pour le fautif de la corriger), d'une part, et à la permanence du support d'autre part. Au fond, plus que le coût, il me semble que c'est la permanence de la faute qui créé l'embarras (pièces, marbre,...) plus que la faute elle-même !

    Votre Post Scriptum appelle une seconde remarque : les fautes les plus grosses sont souvent "invisibles" ! En l'occurrence, notre graveur a préféré écrire "rendememt" (avec 2 "m") plutôt que "rendement" !

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  3. Punaise il m'a fallu la lire 4 fois pour voir la faute ! (et je suis correctrice par ailleurs... hum). Ceci étant, il y a quelques coquilles dans ton article... héhé.

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  4. Mademoiselle, sachez que ce carnet, griffonné nuitamment, est constellé de coquilles. J'ai renoncé depuis belle lurette ne serait-ce qu'à relire ce que je gribouille d'une traite, tandis que mes neurones hurlent à mes paupières de baisser le rideau afin d'obliger le sujet à aller piquer un roupillon.
    Cela dit, je troque sans complexe la vigilance nocturne contre le rafistolage tardif. N'hésitez donc pas à me signaler ces coquilles !
    Après tout, c'est un carnet nocturne, c'est pour ça qu'il est chouette !

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  5. Purée. Ah oui quand même. Ceci dit j'aime assez penser que mes impôts financent ce genre de bêtises. Cela me réconcilie avec l'administration et l'état en général. Au moins on peut en rire. Ce qui n'est pas toujours le cas. Et j'adore la photo de la femme Karen en colonne de droite. Magnifique

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  6. Ce serait une loi : plus c'est évident et écrit en gros et soigné, moins on le voit quand on l'écrit.

    Typiquement, c'est sur la page de titre d'un document (de thèse, DEA, mémoire important…) que se trouve la bourde inqualifiable.

    Quoique la vraie faute (plus qu'une erreur) dans la photo est d'avoir écrit dans le marbre ce qui se serait contenté d'un panneau en plastique ! Si chaque comité se retrouve avec son marbre, on n'a pas fini de raquer...

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  7. It might be that I can't see well, but I'd say there are 2 typos: enquete should be spelled enquête, I think.

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