vendredi 15 août 2008

Publicité comparative : transformer vs transformer !

La législation française interdit la publicité comparative. Dommage, car s'il est vrai que cette sage décision du législateur nous protège de publicités agressives, voire calomnieuses, elle nous prive du même coup de quelques petits bijoux d'humour. En voici un bel exemple.

L'agence de publicité Euro RSCG, assistée de professionnels de l'animation 3D, The Embassy VFX, entreprenait il y a quelques années de donner un sérieux coup de jeune à la marque Citroën. Depuis cette publicité de la Citroën C4, la marque aux chevrons a incontestablement retrouvé une image de modernité et de technologie. Rappelez-vous.



Découvrez maintenant cette amusante publicité Chevrolet, une facétieuse réponse à la petite française !




Enfin, cette publicité a également inspiré des fans, manifestement désireux de redorer l'image de... la 2CV !

7 commentaires:

Addline a dit…

Hello :)
Juste un petit message d'une petite nouvelle visiteuse > en France, la législation n'interdit pas la publicité comparative, mais elle est très "floue" à ce niveau puisqu'on a le droit de comparer sans diffamer le concurrent. hors, la comparaison par le prix est souvent considérée comme de la "diffamation par le prix"... Donc c'est tellement litigieux que les entreprises hésitent à sauter le pas, malgré les nombreuses jurisprudences dans des cas de publicité comparative, montrant que les tribunaux ne sont pas accordés à ce niveau.
Voila, c'était la minute "j'me la pete avec mes connaissances" de la nuit :)
Bonne nuit

Bob a dit…

On s'en fout un peu...

Christophe Courtois a dit…

Addline,
merci pour cette remarque très pertinente !
Je pensais en effet, à tort, que la publicité comparative était interdite !
(Bob, merci pour cette remarque constructive, il y a vraiment des gens qui ne s’intéressent pas à grand-chose !)

Addline ayant titillé ma légendaire curiosité, voici quelques rapides précisions :

La publicité comparative est autorisée en France depuis 1992, mais elle demeure encadrée par des règles draconiennes : elle doit être « loyale, véridique, objective, vérifiable », et doit comparer des biens « strictement de même nature ». Interdit de s'appuyer sur « des opinions ou des appréciations individuelles ou collectives » !
L’annonceur a quelques obligations supplémentaires : il doit être en mesure de prouver sans contestation l'exactitude des ses allégations, et doit même… communiquer préalablement sa publicité aux concurrents visés !

Le dénigrement étant clairement déloyal et subjectif, il est interdit de se moquer de ses concurrents : la publicité chevrolet n'est donc pas diffusable en France, comme toutes les superbes publicités américaines coca vs pepsi (et vice versa). En France, on peut donc comparer, mais sans se moquer : dommage, c’est là qu’est tout le plaisir, n’est-ce pas ?

Christophe
(Je note que de nos jours, les « greluches » sont incroyablement callées en droit... ;-))

PinkLady a dit…

En France, les seuls à utiliser la pub comparative sont le opérateurs téléphoniques, à l'époque où ils annonçaient des appels à la seconde à prix très bas par rapport à la concurrence et France Telecom en première ligne. Mais apparemment, en France, c'est assez mal vu de taper sur la concurrence et les publicitaires n'osent pas trop s'aventurer sur ce terrain.

Dommage car la pub Chevrolet est géniale.

bob a dit…

Franchement les amis... On s'en fout un peu !
Que des pubards essaient de nous faire croire que leur produit minable va changer notre vie, c'est déjà assez pathétique... mais alors qu'ils se battent entre eux pour déterminer lequel serait le plus efficace...

Christophe Courtois a dit…

En dehors de la téléphonie citée par "Pinklady" (six procès France Télécom vs Télé2 !), on trouve en effet peu "d'aventuriers" : quelques acteurs de la distribution, Leclerc en tête ("quiestlemoinscher.com", ou ses "marques repères" vs des produits de grandes marques), des acteurs de l'internet (rueducommerce, pixmania, aol), des loueurs de voitures, ou une radio (skyrock vs NRJ)... Bref, rien de bien enthousiasmant.

Bob l'adepte de la décroissance, une question : as-tu posté ce commentaire de ton Blackberry, à ton retour du Club Med ? ;-)

Addline a dit…

je reviens un peu tard... On s'en fout un peu dans le sens où la publicité ne nous incite qu'à acheter, mais là où c'est triste, c'est qu'en France, les annonceurs hésitent à comparer leurs produits, et c'est pourtant de ça que les consommateurs ont besoin surtout en ces temps. Là où untel pourra dire "je vends ce truc 10€ alors que machin le vends 15€", bah il risque de se retrouver avec un procès sur les bras alors qu'il aurait aidé le consommateur à consommer intelligemment. Mais c'est vrai, les français ont tellement de fric qu'ils peuvent acheter à tout bras sans savoir si y'a pas mieux ailleurs...

On a aussi certaines entreprises qui calculent leurs campagnes de comm' sur les procès retentissants qui vont résulter des dites campagnes. C'est le cas de Télé2 qui compte dans son budget com' les frais de procès avec ses concurrents. La pub passe, les gens sont prévenus, mais en plus les concurrents passent pour des cons à vouloir leur faire fermer leur clapet...

On a eu aussi en France le cas d'un opticien (par contre je ne sais plus lequel, peut-être Générale d'optique ?) qui avait dit en gros : "chez nous, vos lunettes, ça sera pas de la merde", ça avait fini au tribunal également. Très peu d'aventuriers s'y risquent, car il faut avoir les épaules pour soutenir un procès le cas échéant

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