dimanche 15 novembre 2009

Affichistes de cinéma d'hier et d'aujourd'hui (3) : Eric Tan

Lors de précédents billets, je vous avais rappelé l'influence de célèbres affichistes d'hier, Drew Struzan, Richard Amsel ou Saul Bass, sur leurs confrères affichistes contemporains.
Ce billet est tout le contraire : Eric Tan est un tout jeune affichiste d'aujourd'hui qui pioche avec talent dans les grands courants picturaux d'hier pour recréer des affiches "vintage" d'une sacrée modernité.

Si Eric Tan s'est fait une spécialité de ces recréations "vintage", vous verrez qu'il ne se contente pas d'un style unique. Eric pioche avec autant de réussite dans l'art déco des oeuvres de Cassandre que dans le graphisme publicitaire des années 50 ou 60...

Installé à San Diego, ce jeune graphiste talentueux (qui dit être narcoleptique !) n'a pas tardé à attirer l'attention du studio Pixar. Si ce dernier ne lui a pas confié les affiches "principales" de ses films (on se doute que ces affiches ne parleraient pas au "grand public" américain), il n'a pas manqué de lui commander des affiches "teasing", des déclinaisons ou des visuels "collectors" destinés aux fans, aux journalistes, aux leaders d'opinion : autant de créations particulièrement originales qui ont indubitablement contribué à souligner l'originalité et le statut d'oeuvre artistique à part entière des films d'animation Pixar...

A l'heure où plusieurs studios d'Hollywood font désormais appel à Eric Tan - il vient par exemple de réaliser deux affiches pour "La petite sirène" ou "La belle au bois dormant" pour Disney - d'autres graphistes s'inspirent déjà d'Eric Tan pour (re)créer de nouvelles affiches "vintage". Un début de consécration pour un jeune artiste inspiré, n'est-ce pas ?

Ratatouille :


Là-haut :

Wall-e :

Les indestructibles :

Florilège :

dimanche 8 novembre 2009

Qui fut le premier détective privé d’Amérique ?

S’il est une icône américaine, c’est bien celle du « détective privé ». Popularisé par des romans à succès, porté à l’écran et incarné par des grands acteurs, d’Humphrey Bogart à Jack Nicholson, le détective privé fait partie de la légende américaine. Mais qui fut donc le premier détective privé d’Amérique ?

En 1850, à Chicago, un homme met la dernière main à sa nouvelle entreprise. Né en Ecosse, il est à peine arrivé aux Etats-Unis huit ans plus tôt. A 31 ans, il n’a cependant pas perdu son temps : après avoir découvert un gang de contrefacteurs et aidé à leur capture, il est devenu shérif adjoint. Mais l’homme vient de démissionner de la police pour fonder sa propre entreprise.

A l’extérieur de son nouveau bureau, aidé par ses premiers collaborateurs, il fixe une gigantesque enseigne : un œil, en noir et blanc, assorti de sa nouvelle devise : « we never sleep » (nous ne dormons jamais). « L’œil qui voit tout » aura tellement de succès qu’il deviendra le symbole universel du détective privé, et inspirera l’expression anglo-saxonne désignant le détective, « the private eye ».

L’homme s’appelle Allan Pinkerton, il est tout simplement le premier détective privé d’Amérique.

Ce matin, Pinkerton vient donc d’ouvrir la Pinkerton’s National Detective Agency. Plus que le mot « detective », c’est le mot « national » qui inquiète rapidement les escrocs et criminels de toutes sortes. Les agents Pinkerton (ci-dessous, une photo d'agents de l'ouest) vont en effet poursuivre les criminels sans se soucier des frontières des différents états, bien avant la création du FBI (à la différence des shérifs et autres autorités locales qui doivent s’arrêter à la frontière de leur juridiction). Les bandits ne seront plus jamais à l’abri. Très vite, la poursuite des voleurs de banques, des pilleurs de trains, de Jesse James, du gang des Dalton ou de la « horde sauvage » apportent à l’agence Pinkerton une visibilité hors du commun. Plusieurs milliers de détectives Pinkerton protègent, enquêtent, traquent et arrêtent aux quatre coins du pays.

Mais c’est en 1861 qu’Allan Pinkerton va définitivement acquérir une réputation inégalée : à Baltimore, il met à jour un complot pour assassiner le président Abraham Lincoln ! A la demande de ce dernier, Pinkerton crée alors le premier service secret américain et le dirige pendant toute la guerre de Sécession. En face de lui, son ennemi juré sudiste est… une femme : Rose Greenhow, une talentueuse espionne confédérée. Il finit par arrêter celle qui a réussi à monter un véritable réseau d’espionnage infiltré dans plusieurs états. Mais Pinkerton ne s’arrête pas là : grâce à l’emploi d’agents doubles, le « secret service » de Pinkerton déjouera plusieurs complots confédérés (Pinkerton est l'homme au chapeau rond. Cliquez pour agrandir.)


Plus tard, après le décès d’Allan Pinkerton et au cours du siècle suivant, l’agence Pinkerton traversera des périodes moins glorieuses, notamment quand les agents Pinkerton serviront à briser des grèves, dans la violence et le sang. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, l’agence créée par Allan Pinkerton… existe encore ! Cela dit, je doute que les détectives de l’agence devenue une filiale du groupe Securitas traquent encore les pilleurs de trains sur leurs chevaux ! Vous avez besoin d’un « Pinkerton » ? cliquez ici !

dimanche 1 novembre 2009

Pierres tombales à... mourir de rire

En ce jour de Toussaint, un billet funèbre s'imposait ! Voici donc un florilège de pierres tombales variées, où la fantaisie cotoie l'extravagance et l'ironie.

Tandis que les stèles sont l'occasion d'exprimer une passion dévorante ou une personnalité forte, les épitaphes louvoient entre plaisanterie, causticité et clin d'oeil ("Je vous l'avais bien dit que j'étais malade", "Je suis un écrivain, mais bon, personne n'est parfait").

Voici une traduction sommaire de la première d'entre elles, d'un goût disons... texan : "Les deux choses que je préfèrent sont les bons chevaux et les jolies femmes. Quand je mourrai, j'espère qu'ils tanneront mon bon vieux cuir et en feront une selle d'équitation pour femmes, afin que je puisse reposer en paix entre les deux choses que j'aime le plus."

Fins de partie :


Sur la route :


Masculin / Féminin :


Immortels :