mercredi 15 juillet 2009

Deux cents



Commençons par remercier quelques lecteurs de ce carnet de futilités, à l’occasion de ce deux centième Sibère billet.

La plupart des Sibères lecteurs sont anonymes, à l’exception de ceux dont apparaissent les « avatars ». J’ai donc choisi une vingtaine de ces lecteurs « identifiés » qui passent régulièrement ou épisodiquement par ici. Le moins que je puisse faire pour les remercier de s’être égarés ici est bien de leur offrir un modeste « lien » qui, à défaut de leur apporter un déluge de trafic, devrait venir modestement renforcer leur référencement googlesque.
Quoi qu’il en soit, la plupart d’entre eux sont des blogueurs de haute volée : n’hésitez donc pas à rendre visite à Ladyblogue, Olympe, Babylone Zoo, Pink Lady, Virginie Bichet, Moumoune, Philippe Sage, Madoo, Maan, les Céphéides, Fishturn, Mam’ Julie, Shalima, Wizzil, Aude, Charivarii, Anne-Laure, Perséphone, Laly ou Denis (Vous n'êtes pas dans cette liste ? Ne vous vexez pas, laissez plutôt un commentaire !). Je ne cesse d’ailleurs de m’étonner que ces sommités du net puissent gaspiller leur précieux temps à feuilleter ce carnet…

Cette seconde centaine de billets reste me semble-t-il marquée par l’absence totale de… ligne éditoriale. Je l’avoue, j'aime que ce carnet mélange les sujets en sautant allègrement de la crête de coq à la locomotion à dos de zèbre !
Pour les nouveaux lecteurs ou les plus cartésiens d’entre vous, voici cependant une petite compilation par thèmes d’une bonne partie de ces cents derniers billets.

De l’histoire :
Le secret de Bletchley Park, un peu d’histoire américaine, une vieille pétition française.

Du cinéma :
Des monstres sacrés, des succès animés, un chômeur hollywoodien, une drôle de vision de Paris, un scandale "porno", des affiches appairées, et un fascinant vieillard !

Des voyages :
Un voyage "de milliardaires" (préambule, l'Hotel Oriental à Bangkok, le Zeavola à Ko Phi Phi, le Banyan Tree à Phuket), et un périple australien (chapitre 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21).

Des trombinoscopes :
Des personnalités du Far West, des gangsters, des barbus, un quiz diabolique et un quiz démoniaque.

Des logos et des noms de marques percés à jour :
Des logos (partie 1, partie 2, partie 3), des signatures, des acronymes, des noms dévoilés ou mensongers !

Mes « inventions du futur » :
La GM Runabout, le précurseur du Segway, les vélos de flemmards.

Quelques "points de vue" :
Sur la génération du baby boom, le piratage (partie 1, partie 2) et le machisme de ce carnet.

De la langue française :
Des mots composés, des mots unifiés, des mots hermaphrodites.

De l’art et de la mode :

De la publicité :
Air France, Ikea, et un petit quiz mutin.

... et bien évidemment, un peu de n'importe quoi pour finir en beauté :
De A à Z (en Autruche ou en Zèbre), une navette à vendre, un quiz du FBI, des faits divers, Dick le rebelle, mes homonymes, quelques futilités littéraires, Pierre Hermé, et les indiens Yanomamis.

mardi 7 juillet 2009

Deuxième anniversaire


Le temps passe vite.
Etonnamment, ce Sibère Carnet a deux ans aujourd’hui. Cette année, ce sont plusieurs dizaines de milliers de Sibères voyageurs, en provenance de 109 pays (et plus particulièrement de 496 villes françaises), qui ont bizarrement échoué sur les rives de ce carnet.

Dieu seul sait comment.
L’auteur dilettante de ces lignes n’appartenant à aucune « famille » de blogueurs se renvoyant la balle (ou des liens), aucun groupe de fans partageant une passion commune, aucune agence de RP, fuyant les sujets polémiques ou d’actualité avec plus ou moins de succès, et ayant passé moins de temps à s’occuper du référencement et de la recherche de liens vers ce carnet que le temps de deux épisodes d’Entourage, ce blog est comme une île perdue dans l’immensité virtuelle du net. Comme un carnet rangé quelque part sur l’une des étagères inaccessibles d’une vieille bibliothèque. Il faut vraiment le vouloir pour atterrir ici. Bravo.

D’autant que vous avez efficacement chatouillé mon ego.
Mon patronyme arrive en tête des requêtes google vous menant aux pages de ce carnet. Certains échouages sont donc volontaires ! Suivent le « sibere carnet », « Monica Lewinsky » (comme un pied-de-nez à celles qui semblent me taxer de machisme), ou les « jolis mots de la langue française », pour ne citer que les premiers. Bref, je ne dirais qu’une chose…

Vive la curiosité.
Vous seriez-vous doutés que cette année, le billet le plus consulté avait été « de quand date le premier téléphone portable ? », talonné de près par le « trombinoscope de gangsters de la prohibition », mon « second plaidoyer pour la législation anti-piratage » (et contre la démagogie ambiante), « l’art ancestral des génies de la peinture de la vallée de l’Omo », ou bien encore les « vélos de flemmards » ?

Cela dit, au boulot.
Le nombre de commentaires est inversement proportionnel à la fréquentation. Il faut dire que les sujets de ces billets appellent peu de commentaires, n’étant ni particulièrement engagés ni personnels. Cela dit, si vous voulez voir plus de billets sur un sujet ou sur un autre, ou si vous voulez m’indiquer vos préférences, n’hésitez pas. Je vous autorise à griffonner sur les pages de ce carnet !

Au passage...
J'ajoute qu'en dépit de ce que j'écrivais plus haut, il ne vous est pas interdit de faire une bonne action... en me faisant un peu de pub. Cela m'éviterait de devoir soustraire du temps de recherche et de rédaction de billets pour le consacrer à cette tâche ingrate... En outre, me sachant redevable, je me verrais plus naturellement enclin à vous retourner le "compliment", n'est-ce pas ? (l'apparition d'une blogroll et de modestes coups de pouce pour les blogs de lecteurs dans les pages de ce carnet n'est d'ailleurs plus du domaine de l'impossible...)

Quoi qu’il en soit, un grand merci à tous.
Pour votre fidélité, surtout. Certains d’entre vous ont même pris la fâcheuse habitude de revenir un peu plus souvent qu’à leur tour. Vous ne sauriez me faire plus plaisir.

lundi 6 juillet 2009

Häagen-Dazs, le secret de la glace scandinave

Ne me dites pas que par ce temps-là, vous ne vous laisseriez pas tenter par une petite glace… Ummmmh… En attendant, voici un rapide billet sur la surprenante histoire de la crème glacée danoise, la célèbre glace Häagen-Dazs.

En fondant Häagen-Dazs il y a bientôt un demi siècle, en 1961, Reuben et Rose Mattus inventent bien plus qu’une nouvelle glace. Le couple invente la crème glacée pour adultes ! Rappelons qu’avant l’arrivée de cette toute première marque de glaces de luxe, les glaces étaient destinées à un public d’enfants ou de familles, et fabriquées avec des ingrédients très peu coûteux. Reuben et Rose Mattus prennent le contre-pied de leurs concurrents : alors que ces derniers économisent sur la qualité et les quantités, Reuben conçoit la glace la plus riche possible ! Un premier coup de génie…

La marque de glace scandinave inaugure ainsi une nouvelle ère, celle de la crème glacée de luxe, riche et sophistiquée, fabriquée à partir d’ingrédients de qualité. Aujourd’hui encore, Häagen-Dazs reste d'ailleurs le leader incontesté de ce segment, en dépit de la concurrence de groupes mondiaux, ou d’acteurs américains tels que Ben & Jerry’s.

Le fabuleux conte de fées d’Häagen-Dazs pourrait figurer au panthéon des grands succès industriels scandinaves aux côtés de Nokia, Bang & Olufsen, Lego, H&M, Volvo ou Ikea, si toute cette histoire n’était… totalement fausse. Car Häagen-Dazs n’a absolument rien de danois !
Reuben et Rose Mattus sont américains, et ils créent Häagen-Dazs dans une banlieue défavorisée et tristement célèbre de… New York : dans le Bronx ! Häagen-Dazs est donc bel et bien une invention purement américaine. Reuben et Rose vivent dans le Bronx, un quartier défavorisé dans lequel déjà, la mère de Reuben, une immigrée juive polonaise, était vendeuse de glaces ambulante. Elle y vendait ses glaces d’un chariot tiré par un cheval ! Adulte, Reuben reprend donc naturellement le flambeau avec sa femme.

Pas facile de vendre des glaces « de banlieue » ? Qu’à cela ne tienne. Le jeune couple américain va fonder sa réussite sur un deuxième coup de génie marketing. Reuben et Rose inventent un nom totalement fictif, dans l’intention assumée de donner l’illusion que ces glaces proviennent du Danemark. « Nous cherchions un nom qui ‘sonne’ froid et clair, qui fasse luxueux et danois, expliquait Reuben, qui évoque les pays du Nord et leur fabrication artisanale ».
Le nom Häagen-Dazs n’appartient donc à aucune langue, ne veut strictement rien dire, et n’a absolument rien de danois. Mais c’est un très bel exemple de manipulation : le double a, le tréma et l’usage iconoclaste de la paire de lettres « zs » évoquent plus le Danemark que l'Amérique, New York ou le Bronx ! Pourtant, il n’existe même pas de tréma en danois...
S’ils ne mentent pas, les Mattus ne vont rien faire pour décourager l’impression qu’il s’agit de glaces danoises. Le couple new-yorkais pousse même le vice jusqu’à imprimer une carte du Danemark sur les premiers emballages ! Le subterfuge fonctionne si bien que quelques années plus tard, on entendra même des rumeurs disant que c’était Franck Sinatra lui-même qui avait ramené ces glaces d’un voyage d’Europe…

Pendant plusieurs décennies, c’est sans publicité, sur son simple nom et grâce à sa qualité incomparable, que la marque va connaître le succès. Saluons l’avant-gardisme des Mattus d’avoir osé choisir dès les années soixante un nom évocateur, imprononçable et si différentiant comme vecteur de bouche-à-oreille ! Une recommandation que ne renieraient pas les agences de publicité du vingt-et-unième siècle !

[L'illustration "couronnée" provient du site américain Häagen-Dazs. La carte ne montre pas le Danemark mais la Suède et la Finlande !]
Un billet du
Sibère Carnet de Christophe Courtois

mardi 30 juin 2009

Quel est le point commun entre ces six personnes ?

Vous avez trouvé ? Et bien tout simplement, aucune d'entre elles... n'existe. Il ne s'agit absolument pas de photographies, mais de six images entièrement créées sur ordinateur. Ces modélisations graphiques, représentant des homo sapiens imaginaires ou inspirés d'acteurs ou d'actrices célèbres, sont l'oeuvre de pointilleux artistes de la souris (et de la 3D). En cliquant sur les photos, vous découvrirez l'impressionnant réalisme des textures de peau, des effets de lumière, des cheveux, des matières, des regards... Difficile de croire que rien de tout cela n'est vrai, tant les détails sont impressionnants !

Si vous voulez découvrir d'autres oeuvres de ces artistes de l'infographisme, rendez-vous dans la galerie du site CG Society, qui rassemble plusieurs centaines d'images "computer generated". Et si vous êtes toujours dubitatifs, un petit article du même site révèle les étapes de création d'un autre portrait (page 1, page 2). Sidérant, n'est-ce pas ?

Un billet du Sibère Carnet de Christophe Courtois